- Eaux usée (eaux grises) : sont évacuées des éviers, lavabos, douches, baignoires, lessiveuses. Elles sont qualifiées d'eaux grises et peuvent servir à l'arrosage de terrains, pelouses et jardins. Il y a un potentiel d'économie d'énergie en récupérant la chaleur des eaux grises pour l'appliquer au préchauffage de l'eau chaude domestique. Un étude économique au cas par cas doit être faite selon les régions pour justifier ce type projet.
- Eaux vannes (eaux noires) : proviennent des cabinets d'aisance (WC) et urinoirs. Elles doivent être évacuées par les services d'égouts publiques ou quand les services publiques sont inexistants, elles doivent passer par des fosses septiques et des champs filtrants avant d'être renvoyées dans la nature.
- Eau usée technique (eaux récupérées) : proviennent des bâtiments de type industriel rejetant des produits toxique dans leurs laboratoires. Ces eaux doivent être retraitées au sein de la structure avant d'être rejeté dans le réseau d'eaux usée ; après un traitement adéquat elles peuvent cependant être réutilisées pour alimenter les urinoirs et toilettes.
- Eaux pluviales et eaux de surface : Les eaux de surface sont en principe évacuées de préférence via des fossés et/ou des égouts pluviaux. Il n'est généralement pas nécessaire de traiter ces eaux dans les usines d'épuration quand on les renvoie dans la nature. Moyennement un traitement minimale, ces eaux peuvent être récupérées pour alimenter des douches, toilettes et urinoirs. Elles doivent être emmagasinées dans des réservoirs de plastique sombres à l'abri de la lumière pour empêcher la prolifération d'algues. La tuyauterie de distribution devra être aussi en plastique à cause de l'acidité leur pH se situe entre 4 et 5, ce qui attaque le cuivre.
Cependant, les 15 premières minutes d'un orage génèrent des eaux noires suite au lavage qu'elles ont fait aux toitures et rues de la ville. Ces eaux devraient être traitées, cependant elles sont souvent dérivées dans nos rivières à cause des capacités maximales que peuvent traiter les systèmes d'épuration.
Note:
- 1- Pour l'avenir les eaux de stationnement, les eaux grises et les eaux des toits verts.
- 2- Des crédits LEED sont accordés quand les trois "R" s'appliquent (Réduire, Récupérer, Recycler).
- 3- Il est prévu qu'en 2013, 36 états Américains vont manquer d'eau à la mi-temps du Super Ball. EN PROGRESSION.
Dans le cas des bâtiments avec de nombreux utilisateurs, une petite usine d'épuration peut être requise quand les services d'égouts sont absents. (Voir usine d'épuration)
En principe il est toujours préférable et plus facile d'effectuer le retrait des substances polluantes le plus près possible de la source. Un bel exemple : quand on utilise des produits radioactifs dans un hôpital, si ce produit est rejeté à l'égout sans être retiré, il va polluer les boues de l'usine d'épuration. Une fois contaminées, celles-ci deviennent inutilisables. Le même raisonnement s'applique aux médicaments, produits chimiques, pesticides et certains produits domestiques non biodégradables tel les phosphates etc.
En amont du compteur
L'eau est en général fournie par une compagnie ou une régie municipale auprès de laquelle vous souscrivez un abonnement et faites une demande pour un nouveau branchement. L'abonnement comprend un coût de raccordement et une tarification des mètres cubes consommés, soumis ou non à un forfait minimum. La partie de l'installation avant le compteur et le compteur lui-même sont la propriété du service des eaux. Celui-ci est placé néanmoins sous votre responsabilité et vous devez le protéger (des intempéries, notamment), tout en le laissant accessible.
Le robinet d'amont
Ce réseau de distribution public est relié à chaque abonné par une tuyauterie aboutissant à un robinet d'amont, placé juste avant le compteur et qui doit rester accessible au personnel de la compagnie de distribution.
Le robinet d'arrêt général
Un autre robinet, dit d'arrêt général, se situe après le compteur. C'est ce robinet que vous fermez lorsque vous partez en vacances et que vous devez manoeuvrer de temps en temps pour vérifier son bon fonctionnement, notamment à la fin de l'hiver. C'est aussi ce robinet que vous devez fermer en cas de fuite en attendant toute réparation.
Derniers éléments de l'installation à ce niveau
- Un clapet antipollution, destiné à éviter des retours d'eau vers le réseau public.
- Un robinet de purge, qui sert à vidanger.
Tous deux sont placés dans le regard de visite lorsque le compteur se trouve à l'extérieur.
En aval du compteur
Votre installation privative démarre après le compteur d'eau. Elle comprend un réseau d'alimentation et un réseau d'évacuation. Marche à suivre...
Alimentation et évacuation
- Le réseau d'alimentation est constitué de canalisations en cuivre, en PER ou en PVC Chloré, le plomb est désormais interdit. Dans les habitations anciennes, on trouve encore des canalisations et conduites en plomb. Faites alors vérifier la teneur en plomb dissous dans votre eau : elle doit rester dans la limite de la norme actuelle (0,25 mg/litre), qui sera abaissée à 0,10 mg/litre en 2012, conformément à une directive européenne. Au-delà de cette limite, les conduites devront être remplacées.
- Le réseau d'évacuation, composé de canalisations en acier, en PVC ou/et en fonte.
Vous habitez la campagne ?
Si vous n'habitez pas en zone urbaine, il se peut que vous ne soyez pas reliés à une adduction d'eau publique et que votre approvisionnement provienne d'un puits, d'un forage sur nappe phréatique ou d'une source. Dans ce cas, cette utilisation d'eau issue d'un milieu naturel est soumise à déclaration sanitaire auprès de la DDASS. Vous devez remplir un dossier décrivant les caractéristiques du forage (débit, profondeur, etc.) et fournissant les résultats d'une analyse de l'eau que vous aurez fait effectuer par un laboratoire agréé pour les analyses d'eau destinée à la consommation humaine.
L'alimentation et l'évacuation des circuits
L'alimentation d'eau
L'alimentation d'une habitation en eau potable se compose de tuyaux réalisés à partir de différents matériaux qui ont leurs avantages et leurs inconvénients. Acier galvanisé, cuivre ou polyéthylène : découvrez leurs caractéristiques.
Les tuyaux en acier galvanisé
Ils offrent deux grands avantages : l'absence d'altération de la potabilité de l'eau et la formation de couches protectrices en surface contre la corrosion.
Les tuyaux en cuivre
Le cuivre est le métal le plus utilisé en Plomberie. La Plomberie sanitaire, rigide (ou écroui) ou malléable (recuit, pour encastrement dans les parois). Il est indispensable pour les canalisations acheminant l'eau chaude.
Les tuyaux en polyéthylène (PE)
De plus en plus utilisé aujourd'hui, le polyéthylène est de couleur noire. Couramment utilisé pour les adductions en eau froide, il est cependant déconseillé en cas de température supérieure à 40 °C. Le polyéthylène HTA sert à fabriquer des tuyaux rigides utilisés pour l'alimentation des appareils sanitaires. Un autre polyéthylène, dit réticulé (PER), a fait son apparition depuis quelques années. De couleur bleue ou rouge, les tuyaux sont souples et servent pour les planchers chauffants et l'alimentation des appareils sanitaires et encastrés, dans des installations dites « hydrocâblées »
L'évacuation des eaux usées
L'évacuation des eaux usées doit cheminer vers un collecteur du tout-à-l'égout ou vers une installation d'assainissement individuel (fosse septique). Elle ne demande pas de précaution particulière en matière de qualité sanitaire des matériaux, mais elle est plus exigeante en ce qui concerne le diamètre des canalisations. En effet, un tuyau de diamètre insuffisant ne permet pas une évacuation normale et un tuyau de trop gros diamètre provoque une chute trop rapide. Le diamètre des tuyauteries d'évacuation des eaux usées est nettement supérieur à celui des réseaux d'eau froide et chaude. Traditionnellement, leur diamètre est de 32 mm pour un lavabo et un bidet, de 40 mm pour l'évacuation des baignoires, douches et éviers, de 50 à 80 mm pour la chute des eaux usées et de 90 à 100 mm pour les eaux-vannes pour l'évacuation des WC (le minimum requis est cependant de 80 mm pour un WC à chasse directe et de 60 mm pour un WC à siphon). La pente de ces canalisations ne doit pas être inférieure à 2 cm/mètre. Pour les appareils fixés en hauteur (lavabo), il faut éviter une pente trop forte et préférer une chute verticale suivie d'une faible pente.
Les caractéristiques du tout-à-l'égout
Le diamètre des tuyaux d'évacuation sera de plus en plus gros avant de se jeter dans le système d'épuration.
. La canalisation qui évacue plusieurs appareils en même temps doit avoir une section égale à la somme des sections des appareils (et non de la somme des diamètres).
. En logement collectif, il est interdit de raccorder des évacuations de sanitaires sur des canalisations autres que des Eaux Vannes (EV): le branchement des sanibroyeurs sur un réseau d'eaux uses (EU) ou d'eaux pluviales (EP) est interdit. Cette contrainte vous incite à bien organiser votre aménagement pour l'emplacement des sanitaires, et à bien réfléchir aux faisabilités d'une extension.
Les tubes et les raccords
Les tubes
Les matériaux qui constituent les canalisations d'alimentation et d'évacuation d'une installation de Plomberie. La Plomberie intérieures ont des destinations précises.
Avant compteur
Le polyéthylène (noir) convient pour les arrivées d'eau froide depuis le compteur jusqu'au robinet d'arrêt à l'entrée dans le logement.
Le polyéthylène basse densité, ou "bande bleue" est très utilisé entre le compteur et l'installation, ou encore pour l'arrosage enterré dans le jardin.
L'alimentation
- Le cuivre est le matériau le plus classique et chéri par les plombiers qui connaissent bien leur métier. Il voit son usage diminuer en raison de la facilité de mise en oeuvre des matériaux de synthèse. Les tubes de cuivre sont disponibles sous forme de barres rigides pour les installations apparentes, ou en couronnes en qualité recuite adaptée aux installations encastrées.
- Les matériaux de synthèse offrent une grande variété de tubes, chacun étant mieux adapté à un type d'usage précis : Le Polyéthylène Réticulé (PER), le Polybutylène (PB) et le Polypropylène (PP) sont adaptés aux eaux corrosives (de chauffage notamment). Le PER est aujourd'hui le plus employé pour réaliser en hydrocâblé des installations sanitaires et de chauffage central derrière les doublages en plaque de plâtre ou directement noyé dans les chapes (PER gainé impératif pour une installation sanitaire.). Il sert aussi pour les installations planchers chauffants basse température.
Le PVC surchloré, appelé "PVC-C" se pose pour les circuits d'alimentation en eau froide sous pression jusqu'à 20 bars et d'eau chaude sous 6 bars. Il permet de réaliser une installation complète (eau froide, eau chaude et même chauffage central). Il est insensible au tartre.
- Les canalisations souples sont des flexibles d'alimentation constitués d'un tube généralement en caoutchouc protégé par une tresse métallique en acier inoxydable. Elles sont serties sur des raccords mécaniques de différentes natures (mâles, femelles, bicônes, etc.).
L'évacuation
Le PVC gris est le matériau le plus employé pour l'évacuation des eaux usées et des eaux vannes, y compris pour les chutes (traditionnellement réservées à la fonte).
Les raccords
Un raccord doit assurer la liaison mécanique des tubes et être parfaitement étanche. La technique professionnelle consiste à cintrer le tube de cuivre et à utiliser des raccords soudés. Mais il existe aussi des solutions efficaces, qui ne nécessitent ni matériel, ni tour de main particuliers : les raccords rapides.
Les raccords à souder, pour une technique traditionnelle
La soudure (ou brasure) des raccords sur les tubes de cuivre reste la technique professionnelle d'assemblage. Elle garantit une liaison durablement étanche, à condition d'être parfaitement effectuée. L'un des principaux points conditionnant la qualité de la brasure réside dans l'emploi d'un matériau de brasage, avec une quantité exactement proportionnée à la liaison à réaliser. Cette contrainte peut être évitée avec les raccords autobrasants, déjà garnis de la bonne quantité de brasure, placée au bon endroit, et qu'il suffit de chauffer.
Les raccords rapides
Ces raccords ont été développés pour pouvoir effectuer le raccordement des tuyauteries sans utiliser de flamme. Ils sont tenus par la norme de résister à une pression minimale de 10 bars. A chaque diamètre de tuyau correspond un diamètre de raccord rapide. Deux types de raccords rapides sont couramment utilisés : les raccords à collet mobile et les raccords à bicône. Le raccord à collet mobile est constitué par un corps de raccord à filetages mâles, dans lequel pénètrent les tubes à raccorder et des collets mobiles, rondelles crantées dont le diamètre intérieur correspond au diamètre extérieur du tuyau. A cela s'ajoutent des joints d'étanchéité et des écrous de serrage. Le raccord à bicône est constitué par un corps de raccord à filetages mâles, dans lequel pénètrent les tubes à raccorder, une rondelle de forme spéciale, le bicône, et des écrous de serrage. Il assure le maintien et l'étanchéité de l'assemblage. Attention : ils simplifient la pose mais ne résistent pas à plusieurs démontages.




